Publié le
30/01/2026
Modifié le 30/01/2026
VIDEO. Le Premier ministre a présenté une série de mesures pour soutenir les filières locales et les revenus des agriculteurs, le 30 janvier 2026, à Baigneaux (Eure-et-Loir).
Dans un contexte marqué par des crises successives et des tensions internationales durables, le Gouvernement poursuit son action en faveur du monde agricole. Priorité gouvernementale, le modèle agricole et alimentaire représente un enjeu stratégique pour la France, tant en matière d’indépendance et de sécurité que d’avenir économique.
Dans cette logique, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a indiqué, vendredi 30 janvier 2026, au cours d'un déplacement à Baigneaux (Eure-et-Loir), qu’il était « impensable que, pour l’ensemble des marchés publics à venir, il y ait des matières premières agricoles alimentaires qui viennent d’en-dehors de l’Union européenne. »
Le chef du Gouvernement a assumé une reprise « en main de la commande publique », avec la possibilité de « récompenser ou punir les acheteurs publics en fonction des objectifs » d’achats européens.
Il a présenté quatre leviers majeurs mobilisés par l’État pour soutenir l’agriculture française en permettant une meilleure planification :
Point presse du Premier ministre, 30 janvier 2026 (Baigneaux, Eure-et-Loir) : lancement des contrats d’avenir dans les exploitations agricoles et réorientation de la commande publique vers la production agricole française.
Mesdames et Messieurs les représentants des organisations professionnelles, je suis heureux de me retrouver avec les ministres chargés des questions agricoles, territoriales, de consommation, d'organisation aussi évidemment de nos pouvoirs publics.
Je veux remercier le député de la circonscription, l'ancien ministre FIGIER, pour son invitation à venir ici, relayer une autre invitation, celle du Bureau national des jeunes agriculteurs (je cherche du regard le président Pierrick HOREL), dans une séquence assez longue désormais qui nous a amené à devoir échanger sur de la gestion de crise, on pense évidemment à l'épizootie de DNC, évidemment la question du traité de libre-échange avec le Mercosur, entre l'Union européenne et le Mercosur et d'autres sujets, et qui au fond nous ont fait dire avec la ministre Annie GENEVARD qu'il fallait qu'on fasse attention parce que si on a beaucoup de crises qui sont en train de nous prendre du temps, il faut quand même qu'on arrive à se projeter un tout petit peu sur l'avenir et être capable de se poser des questions stratégiques, et c'est comme ça que les jeunes agriculteurs, entre autres, ont poussé ce que l'on appelle les contrats d'avenir, je vais y revenir dans un instant, qui ne vient pas du tout écraser ou effacer les dernières annonces que le Gouvernement a pu faire, y compris sur des sujets de grande urgence, les questions liées par exemple à l'eau, des enjeux liés aux prédations, enfin tous ces sujets que vous connaissez par ailleurs.
Mais c'est vrai que là, on est quand même dans un moment qui est particulier, dans lequel on n'a pas suffisamment tiré les conclusions du réchauffement climatique et de l'impact sur les productions, dans lequel on n'a pas suffisamment tiré des conclusions sur le modèle de consommation et la manière dont les Françaises et les Français consomment et ont consommé ces dernières années : je rappelle que Serge PAPIN a été un des papas d'EGAlim, et qu'on va y revenir aussi dans un instant, on doit se projeter sur cela, et puis surtout, et de manière peut-être plus politique, on ne tire pas suffisamment de conclusions sur ce que les crises géopolitiques du moment peuvent induire sur notre modèle productif français.
La semaine dernière, à peu près aux mêmes horaires, on parlait de la relance du logement dans le pays, qui est un des moyens d'aller chercher la croissance. Là, évidemment, on est en train de toucher à quelque chose d'encore plus sensible, encore plus central. Le président national des chambres d'agriculture, Sébastien WINDSOR, le rappelait récemment : qu'évidemment, notre capacité à produire et à nourrir notre propre population, et à ne pas voir l'alimentation et l'agriculture instrumentalisées par des menaces hybrides, comme on a pu le voir avec évidemment la guerre en Ukraine, et comme on le voit désormais dans un cadre commercial qui est complètement dérégulé, est remis en question, on le voit notamment avec la nouvelle administration américaine.
Et au fond, on voit bien, je vois aussi les papiers dans la presse, post-budget : que va faire le Gouvernement ? etc. Moi, je l'ai dit au ministre, qu'au fond, le Gouvernement, il n'avait qu'une seule chose à faire, c'était s'occuper de l'essentiel. Et l'essentiel, c'est de réduire le décalage entre la brutalité de la crise géopolitique et notre organisation intérieure. C'est vr
30/01/2026
Modifié le 30/01/2026
VIDEO. Le Premier ministre a présenté une série de mesures pour soutenir les filières locales et les revenus des agriculteurs, le 30 janvier 2026, à Baigneaux (Eure-et-Loir).
Dans un contexte marqué par des crises successives et des tensions internationales durables, le Gouvernement poursuit son action en faveur du monde agricole. Priorité gouvernementale, le modèle agricole et alimentaire représente un enjeu stratégique pour la France, tant en matière d’indépendance et de sécurité que d’avenir économique.
Dans cette logique, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a indiqué, vendredi 30 janvier 2026, au cours d'un déplacement à Baigneaux (Eure-et-Loir), qu’il était « impensable que, pour l’ensemble des marchés publics à venir, il y ait des matières premières agricoles alimentaires qui viennent d’en-dehors de l’Union européenne. »
Le chef du Gouvernement a assumé une reprise « en main de la commande publique », avec la possibilité de « récompenser ou punir les acheteurs publics en fonction des objectifs » d’achats européens.
Il a présenté quatre leviers majeurs mobilisés par l’État pour soutenir l’agriculture française en permettant une meilleure planification :
Point presse du Premier ministre, 30 janvier 2026 (Baigneaux, Eure-et-Loir) : lancement des contrats d’avenir dans les exploitations agricoles et réorientation de la commande publique vers la production agricole française.
Mesdames et Messieurs les représentants des organisations professionnelles, je suis heureux de me retrouver avec les ministres chargés des questions agricoles, territoriales, de consommation, d'organisation aussi évidemment de nos pouvoirs publics.
Je veux remercier le député de la circonscription, l'ancien ministre FIGIER, pour son invitation à venir ici, relayer une autre invitation, celle du Bureau national des jeunes agriculteurs (je cherche du regard le président Pierrick HOREL), dans une séquence assez longue désormais qui nous a amené à devoir échanger sur de la gestion de crise, on pense évidemment à l'épizootie de DNC, évidemment la question du traité de libre-échange avec le Mercosur, entre l'Union européenne et le Mercosur et d'autres sujets, et qui au fond nous ont fait dire avec la ministre Annie GENEVARD qu'il fallait qu'on fasse attention parce que si on a beaucoup de crises qui sont en train de nous prendre du temps, il faut quand même qu'on arrive à se projeter un tout petit peu sur l'avenir et être capable de se poser des questions stratégiques, et c'est comme ça que les jeunes agriculteurs, entre autres, ont poussé ce que l'on appelle les contrats d'avenir, je vais y revenir dans un instant, qui ne vient pas du tout écraser ou effacer les dernières annonces que le Gouvernement a pu faire, y compris sur des sujets de grande urgence, les questions liées par exemple à l'eau, des enjeux liés aux prédations, enfin tous ces sujets que vous connaissez par ailleurs.
Mais c'est vrai que là, on est quand même dans un moment qui est particulier, dans lequel on n'a pas suffisamment tiré les conclusions du réchauffement climatique et de l'impact sur les productions, dans lequel on n'a pas suffisamment tiré des conclusions sur le modèle de consommation et la manière dont les Françaises et les Français consomment et ont consommé ces dernières années : je rappelle que Serge PAPIN a été un des papas d'EGAlim, et qu'on va y revenir aussi dans un instant, on doit se projeter sur cela, et puis surtout, et de manière peut-être plus politique, on ne tire pas suffisamment de conclusions sur ce que les crises géopolitiques du moment peuvent induire sur notre modèle productif français.
La semaine dernière, à peu près aux mêmes horaires, on parlait de la relance du logement dans le pays, qui est un des moyens d'aller chercher la croissance. Là, évidemment, on est en train de toucher à quelque chose d'encore plus sensible, encore plus central. Le président national des chambres d'agriculture, Sébastien WINDSOR, le rappelait récemment : qu'évidemment, notre capacité à produire et à nourrir notre propre population, et à ne pas voir l'alimentation et l'agriculture instrumentalisées par des menaces hybrides, comme on a pu le voir avec évidemment la guerre en Ukraine, et comme on le voit désormais dans un cadre commercial qui est complètement dérégulé, est remis en question, on le voit notamment avec la nouvelle administration américaine.
Et au fond, on voit bien, je vois aussi les papiers dans la presse, post-budget : que va faire le Gouvernement ? etc. Moi, je l'ai dit au ministre, qu'au fond, le Gouvernement, il n'avait qu'une seule chose à faire, c'était s'occuper de l'essentiel. Et l'essentiel, c'est de réduire le décalage entre la brutalité de la crise géopolitique et notre organisation intérieure. C'est vr