Date de publication
Publié 21 janvier 2026
, mis à jour le 29 janvier 2026
Temps de lecture
6 minutes
solidarité Alors que des manifestations antigouvernementales se déroulent en Iran depuis le 28 décembre 2025, la Région Île-de-France a réuni, le 20 janvier 2026, à La Scala Paris, des artistes, des journalistes, des intellectuels ou encore des sportifs venus témoigner de la répression du régime de Téhéran.
« Iran, Vie, Liberté », tel était le nom de l’événement organisé le 20 janvier 2026, à la Scala Paris (10e), par la Région Île-de-France en soutien aux manifestants pacifiques iraniens qui se battent pour la liberté et contre le régime des mollahs.
L’Iran vit un moment historique et nous sommes tous en soutien total avec le peuple iranien. Les hommes ont compris que ce n’était pas un combat féminin, mais un combat pour la liberté. C’est un fait historique qui est en train de s’écrire. Depuis Paris, nous voulons dire au peuple iranien : "Tenez bon !" Ce soir, nous disons : "Iran, Vie, Liberté" !
Valérie Pécresse
présidente de la Région Île-de-France
Durant toute la soirée, artistes, sportifs, journalistes et intellectuels se sont succédé pour prendre la parole et signifier leur opposition à la violente répression qui frappe actuellement la population iranienne contestant le régime en place.
Parmi eux, les philosophes Élisabeth Badinter et Bernard-Henri Lévy, l’essayiste Mona Jafarian, l’avocat Richard Malka, les journalistes Éric Chol, directeur de la rédaction de L'Express, Abnousse Shalmani et Étienne Gernelle, directeur du Point. Ou encore le boxeur Mahyar Monshipour et la championne de taekwondo Marzieh Hamidi.
Lors d'interventions ou de tables rondes, chacun a tenté, dans son domaine, d'apporter des éclairages sur la situation en Iran, et bien sûr l'avenir du pays.
Guillaume Lasconjarias, directeur des études et de la recherche à l’IHEDN a expliqué que « le gouvernement iranien a peur » et que la révolution en cours était « lente », car engagée depuis 2009. De son côté, Thibault Brutin, directeur général de Reporters sans frontières faisait part de son inquiétude en raison de l'absence de nouvelles des journalistes iraniens, « alors que nous avons plus que besoin du travail des journalistes pour connaître l'ampleur de la répression ».
Après un hommage rendu à la poétesse iranienne Forough Farrokhzad, l'écrivain Boualem Sansal a adressé un message vidéo au public présent dans le théâtre : « Je comprends parfaitement le combat des Iraniens. Je suis très heureux qu'il y ait eu ce déclic. Que, cette année, le peuple iranien ait décidé de se soulever d'un bloc contre la tyrannie des mollahs. Il est important, maintenant que ce combat est lancé, de le faire aboutir rapidement pour faire tomber le régime. Il faut que tout le monde soit derrière vous [...] La France en particulier, cette terre de combat pour la liberté peut vous apporter beaucoup. »
Enfin, après avoir appelé les Européens à manifester leur soutien au peuple iranien dans les rues, Bernard-Henri Lévy a souligné que « l’Europe peut et doit fermer toutes les ambassades, renvoyer tous les diplomates iraniens qui n’ont plus la moindre légitimité pour représenter leur peuple. Elle doit se décider enfin à inscrire au registre des organisations terroristes le corps des Gardiens de la révolution ».
Depuis 1979, le peuple iranien vit sous le joug d’une dictature théocratique. Alors que le soulèvement des femmes iraniennes contre le régime des mollahs monte depuis 2022, à la suite de la mort de Mahsa Amini, une étudiante iranienne de 22 ans, et de la répression brutale des manifestations de l’automne 2022, c’est aujourd’hui une révolte populaire sans précédent qui se déroule depuis fin 2025. Un mouvement révolutionnaire violemment réprimé par le pouvoir en place, puisqu’il aurait déjà fait des milliers de morts parmi les manifestants opposants au régime de Téhéran et que des dizaines de milliers de personnes auraient été arrêtées arbitrairement.
C’est dans ce contexte que la Région Île-de-France a tenu à apporter son soutien à la cause du peuple iranien, au cours de cette soirée exceptionnelle, à laquelle la diaspora franco-iranienne a massivement répondu présente.
Nous rendons hommage aux femmes iraniennes qui sont les initiatrices de cette lutte pour renverser un pouvoir despotique. On ne peut pas pleurer les victimes lorsqu’on soutient leurs bourreaux. Nous adressons notre pleine solidarité aux Iraniennes, aux Iraniens et à leur courage sans bornes.
Élisabeth Badinter
philosophe e
Publié 21 janvier 2026
, mis à jour le 29 janvier 2026
Temps de lecture
6 minutes
solidarité Alors que des manifestations antigouvernementales se déroulent en Iran depuis le 28 décembre 2025, la Région Île-de-France a réuni, le 20 janvier 2026, à La Scala Paris, des artistes, des journalistes, des intellectuels ou encore des sportifs venus témoigner de la répression du régime de Téhéran.
« Iran, Vie, Liberté », tel était le nom de l’événement organisé le 20 janvier 2026, à la Scala Paris (10e), par la Région Île-de-France en soutien aux manifestants pacifiques iraniens qui se battent pour la liberté et contre le régime des mollahs.
L’Iran vit un moment historique et nous sommes tous en soutien total avec le peuple iranien. Les hommes ont compris que ce n’était pas un combat féminin, mais un combat pour la liberté. C’est un fait historique qui est en train de s’écrire. Depuis Paris, nous voulons dire au peuple iranien : "Tenez bon !" Ce soir, nous disons : "Iran, Vie, Liberté" !
Valérie Pécresse
présidente de la Région Île-de-France
Durant toute la soirée, artistes, sportifs, journalistes et intellectuels se sont succédé pour prendre la parole et signifier leur opposition à la violente répression qui frappe actuellement la population iranienne contestant le régime en place.
Parmi eux, les philosophes Élisabeth Badinter et Bernard-Henri Lévy, l’essayiste Mona Jafarian, l’avocat Richard Malka, les journalistes Éric Chol, directeur de la rédaction de L'Express, Abnousse Shalmani et Étienne Gernelle, directeur du Point. Ou encore le boxeur Mahyar Monshipour et la championne de taekwondo Marzieh Hamidi.
Lors d'interventions ou de tables rondes, chacun a tenté, dans son domaine, d'apporter des éclairages sur la situation en Iran, et bien sûr l'avenir du pays.
Guillaume Lasconjarias, directeur des études et de la recherche à l’IHEDN a expliqué que « le gouvernement iranien a peur » et que la révolution en cours était « lente », car engagée depuis 2009. De son côté, Thibault Brutin, directeur général de Reporters sans frontières faisait part de son inquiétude en raison de l'absence de nouvelles des journalistes iraniens, « alors que nous avons plus que besoin du travail des journalistes pour connaître l'ampleur de la répression ».
Après un hommage rendu à la poétesse iranienne Forough Farrokhzad, l'écrivain Boualem Sansal a adressé un message vidéo au public présent dans le théâtre : « Je comprends parfaitement le combat des Iraniens. Je suis très heureux qu'il y ait eu ce déclic. Que, cette année, le peuple iranien ait décidé de se soulever d'un bloc contre la tyrannie des mollahs. Il est important, maintenant que ce combat est lancé, de le faire aboutir rapidement pour faire tomber le régime. Il faut que tout le monde soit derrière vous [...] La France en particulier, cette terre de combat pour la liberté peut vous apporter beaucoup. »
Enfin, après avoir appelé les Européens à manifester leur soutien au peuple iranien dans les rues, Bernard-Henri Lévy a souligné que « l’Europe peut et doit fermer toutes les ambassades, renvoyer tous les diplomates iraniens qui n’ont plus la moindre légitimité pour représenter leur peuple. Elle doit se décider enfin à inscrire au registre des organisations terroristes le corps des Gardiens de la révolution ».
Depuis 1979, le peuple iranien vit sous le joug d’une dictature théocratique. Alors que le soulèvement des femmes iraniennes contre le régime des mollahs monte depuis 2022, à la suite de la mort de Mahsa Amini, une étudiante iranienne de 22 ans, et de la répression brutale des manifestations de l’automne 2022, c’est aujourd’hui une révolte populaire sans précédent qui se déroule depuis fin 2025. Un mouvement révolutionnaire violemment réprimé par le pouvoir en place, puisqu’il aurait déjà fait des milliers de morts parmi les manifestants opposants au régime de Téhéran et que des dizaines de milliers de personnes auraient été arrêtées arbitrairement.
C’est dans ce contexte que la Région Île-de-France a tenu à apporter son soutien à la cause du peuple iranien, au cours de cette soirée exceptionnelle, à laquelle la diaspora franco-iranienne a massivement répondu présente.
Nous rendons hommage aux femmes iraniennes qui sont les initiatrices de cette lutte pour renverser un pouvoir despotique. On ne peut pas pleurer les victimes lorsqu’on soutient leurs bourreaux. Nous adressons notre pleine solidarité aux Iraniennes, aux Iraniens et à leur courage sans bornes.
Élisabeth Badinter
philosophe e