Dijon. Une agente d’entretien d’un collège violemment frappée après avoir fait une ...

Ce mardi 3 février, dans l’après-midi, une agente d’entretien, qui travaille notamment au collège Jean-Philippe Rameau, à Dijon (quartier de la Fontaine-d’Ouche), a été agressée alors qu’elle rentrait chez elle.

Selon nos informations, dans la matinée, au sein de l’établissement scolaire, cette employée aurait eu une altercation verbale avec deux collégiens perturbateurs.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix

Vers 16 h 30, à proximité de son domicile, aussi situé dans le même quartier, cette femme, âgée de 45 ans, a été agressée par trois individus. D’après nos informations, les mis en cause, qui étaient masqués, auraient, entre autres, porté un coup violent au niveau du visage de la victime.

Une enquête de police a été ouverte. À ce stade, il n’y a pas eu d’interpellation. L’interruption temporaire de travail (ITT) de la victime, qui n’a pas été précisément communiquée à ce stade, est inférieure à huit jours.

Contactée, la mairie de Dijon nous a précisé ce mercredi après-midi qu’à la suite de ces faits, «  la police municipale était présente aux abords du collège, à l’ouverture et à midi ce mercredi  ». «  Elle n’y est pas allée ce mercredi après-midi, étant donné qu’il n’y avait pas cours. Elle y retournera jeudi matin. L’objet est de faire de la prévention. »

Pour le président du Département, François Sauvadet, « Cette agression est inadmissible ! J’espère que l’enquête permettra de retrouver les auteurs et qu’ils seront sévèrement punis. J’apporte tout mon soutien et mes voeux de prompt rétablissement à la victime. Nous attendons une réponse forte face à la montée des violences juvéniles, qui frappedésormais jusqu’au coeur de nos établissements. »

Mathilde Gollety, rectrice de l'académie de Dijon : « Nous ne pouvons tolérer que les personnels des écoles et des établissements soient mis en danger »

Dans un communiqué, la rectrice de l'académie de Dijon, Mathilde Gollety, a réagi : « Je condamne fermement la violente agression d'une agente d’entretien du collège Rameau alors qu'elle rentrait chez elle mardi 3 février. Je lui exprime tout mon soutien ainsi qu'à la communauté éducative du collège. Le chef d'établissement a accompagné cette agente lors de son dépôt de plainte. Une enquête est ouverte. Je souhaite avec ardeur que les agresseurs soient appréhendés. Nous ne pouvons tolérer que les personnels des écoles et des établissements soient mis en danger parce qu'ils exercent leur mission. »

« La section départementale du SNPDEN-Unsa dénonce avec force l’agression »

Dans un communiqué, la section départementale de Côte-d’Or du SNPDEN-Unsa a réagi : « La section départementale du SNPDEN-Unsa dénonce avec force l’agression qu’a subie une agente du collège J. Rameau aux abords de son domicile, hier soir (mercredi soir, NDLR), après son service.  Nous lui manifestons tout notre soutien et notre solidarité ainsi qu’à sa famille, ses collègues agents et à la communauté scolaire du collège Rameau, tous choqués par cette violence inadmissible.  Sous réserve de l’enquête en cours, même si cette agression pourrait avoir un lien avec une altercation qui a eu lieu le matin dans l’établissement, selon l’information transmise hier soir par le principal aux familles, les agresseurs ne sembleraient pas être des collégiens, contrairement à ce que pourrait laisser penser certaines réactions médiatiques hâtives. Par ailleurs, en tant qu’autorité fonctionnelle des agents territoriaux, les chefs d’établissements du SNPDEN-Unsa demandent, que comme pour toute agression d’un personnel d’Etat, une cellule d’accompagnement psychologique soit systématiquement mise en place pour les personnels des collectivités par leur autorité hiérarchique.  Alors que l’école subit chaque jour un peu plus la violence de notre société, nous appelons chacun à ne pas l’instrumentaliser. »

Read Full Article on Le Bien Public →

This article was originally published on Le Bien Public.