Après l’inoubliable quinzaine olympique de Paris 2024, ponctuée par un record de médailles (64, dont 16 en or), l’équipe de France adepte de la glace et de la poudreuse va-t-elle nous faire revivre deux semaines enchantées pour les JO de Milan-Cortina, lancés officiellement ce 6 février ? Les prédictions semblent l’indiquer. Le record de breloques, de 15 médailles (en 2014 à Sotchi et en 2018 à Pyeongchang) devrait être assez largement battu.
Le site Olympic Medal Forecast, qui se base entre autres sur les résultats des nations depuis 2023, annonce par exemple 21 médailles pour les Bleus (dont 8 en or, ce qui serait également un record). Un bilan qui, selon le site, pourrait placer la France dans le top 5 au classement des médailles, soit l’objectif annoncé Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité olympique français (CNOSF) et ex-ministre des Sports (2022-2024).
Qui seront les Léon Marchand, Teddy Riner et Pauline Ferrand-Prévot des sports d’hiver ? Qui va laisser une trace indélébile dans la neige italienne, à quatre ans des Jeux dans les Alpes françaises ? Le Point vous donne un aperçu des chances de médailles françaises pendant la quinzaine olympique italienne.
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Le biathlon (mélange de ski de fond et de tir) concentre le plus gros des attentes en médailles tricolores. Et pour cause : les Bleus y brillent de mille feux depuis plusieurs saisons. Malgré la retraite de Martin Fourcade en 2020, les Français ont continué, dans son sillage, à dépoussiérer les records et amasser les médailles. À seul titre d’exemple, ils en ont glané 13, dont 6 en or (!) aux Mondiaux l’an dernier à Lenzerheide (Suisse). Un bilan similaire à Antholz-Anterselva – le site qui accueillera les épreuves de biathlon – assurerait presque un record de breloques pour la délégation française.
Pour cela, les yeux se braqueront avant tout sur Lou Jeanmonnot (27 ans) et Éric Perrot (24 ans). Les deux biathlètes sont en tête des classements généraux de la Coupe du monde féminine et masculine cette saison et arrivent en pleine forme. Mais ils ne seront pas seuls : chez les femmes, Justine Braisaz-Bouchet (championne olympique de mass-start en 2022, un format où tous les concurrents partent groupés) et Julia Simon sont régulièrement présentes dans les grands rendez-vous ; de même que Quentin Fillon Maillet (double champion olympique à Pékin en 2022) ou Émilien Jacquelin chez les hommes. Sans oublier les trois relais (homme, femme et mixte), symbole de la puissance des nations dans cette discipline haletante à suivre. On a déjà hâte !
Les chances de médailles sont moins nombreuses mais réelles. Les regards se porteront d’abord sur le slalom masculin où Clément Noël – champion olympique en titre et porte-drapeau de la délégation tricolore – et Paco Rassat ont totalisé 7 podiums (dont 3 victoires) en 9 manches de Coupe du monde cette saison. Retrouver l’un des deux sur la « boîte » ne serait ainsi pas surprenant.
Derrière, il faudra compter sur un coup d’éclat, comme ceux réalisés en Coupe du monde par Léo Anguenot (3e du géant d’Adelboden le 10 janvier), Alban Elezi Cannaferina (3e du géant de Schladming le 26 janvier) ou encore Maxence Muzaton (3e de la descente de Kitzbühel le 24 janvier).
Le format du combiné par équipes, associant un descendeur à un slalomeur, pourrait aussi profiter aux trois « équipages » alignés par la France, qui a le mérite de bénéficier de bons descendeurs et de slalomeurs performants cette saison. Chez les femmes, à moins d’une bonne surprise, à l’image de la 2e place inattendue de Romane Miradoli sur le super-G de Saint-Moritz en décembre, ce sera plus compliqué d’y croire.
Face à la redoutable Norvège et en l’absence des fondeurs russes (la délégation russe ne sera composée que de 13 athlètes, qui concourront sous bannière neutre), les Français ont un petit espace dans lequel s’engouffrer pour s’inviter sur un, voire plusieurs podiums. Habitué des médailles de bronze (2014, 2018, 2022), le relais français voudra rééditer l’exploit en 2026, d’autant qu’il n’y aura que dix nations au départ.
Il faudra aussi avoir un œil sur le sprint français, avec deux représentants tricolores qui ont réussi à se glisser sur un podium en Coupe du monde cette saison : Lucas Chanavat, vainqueur à Davos le 13 décembre (en style dit « libre » toutefois, alors que l’épreuve se disputera en style « classique » aux JO) et Jules Chappaz, deuxième à Val di Fiemme le 3 janvier dernier (en style classique). Le duo (pas encore désigné) qui sera aligné en team sprint aura également ses chances pour arracher une médaille derrière les Norvégiens, quasi intouchables.
Le site Olympic Medal Forecast, qui se base entre autres sur les résultats des nations depuis 2023, annonce par exemple 21 médailles pour les Bleus (dont 8 en or, ce qui serait également un record). Un bilan qui, selon le site, pourrait placer la France dans le top 5 au classement des médailles, soit l’objectif annoncé Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité olympique français (CNOSF) et ex-ministre des Sports (2022-2024).
Qui seront les Léon Marchand, Teddy Riner et Pauline Ferrand-Prévot des sports d’hiver ? Qui va laisser une trace indélébile dans la neige italienne, à quatre ans des Jeux dans les Alpes françaises ? Le Point vous donne un aperçu des chances de médailles françaises pendant la quinzaine olympique italienne.
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Le biathlon (mélange de ski de fond et de tir) concentre le plus gros des attentes en médailles tricolores. Et pour cause : les Bleus y brillent de mille feux depuis plusieurs saisons. Malgré la retraite de Martin Fourcade en 2020, les Français ont continué, dans son sillage, à dépoussiérer les records et amasser les médailles. À seul titre d’exemple, ils en ont glané 13, dont 6 en or (!) aux Mondiaux l’an dernier à Lenzerheide (Suisse). Un bilan similaire à Antholz-Anterselva – le site qui accueillera les épreuves de biathlon – assurerait presque un record de breloques pour la délégation française.
Pour cela, les yeux se braqueront avant tout sur Lou Jeanmonnot (27 ans) et Éric Perrot (24 ans). Les deux biathlètes sont en tête des classements généraux de la Coupe du monde féminine et masculine cette saison et arrivent en pleine forme. Mais ils ne seront pas seuls : chez les femmes, Justine Braisaz-Bouchet (championne olympique de mass-start en 2022, un format où tous les concurrents partent groupés) et Julia Simon sont régulièrement présentes dans les grands rendez-vous ; de même que Quentin Fillon Maillet (double champion olympique à Pékin en 2022) ou Émilien Jacquelin chez les hommes. Sans oublier les trois relais (homme, femme et mixte), symbole de la puissance des nations dans cette discipline haletante à suivre. On a déjà hâte !
Les chances de médailles sont moins nombreuses mais réelles. Les regards se porteront d’abord sur le slalom masculin où Clément Noël – champion olympique en titre et porte-drapeau de la délégation tricolore – et Paco Rassat ont totalisé 7 podiums (dont 3 victoires) en 9 manches de Coupe du monde cette saison. Retrouver l’un des deux sur la « boîte » ne serait ainsi pas surprenant.
Derrière, il faudra compter sur un coup d’éclat, comme ceux réalisés en Coupe du monde par Léo Anguenot (3e du géant d’Adelboden le 10 janvier), Alban Elezi Cannaferina (3e du géant de Schladming le 26 janvier) ou encore Maxence Muzaton (3e de la descente de Kitzbühel le 24 janvier).
Le format du combiné par équipes, associant un descendeur à un slalomeur, pourrait aussi profiter aux trois « équipages » alignés par la France, qui a le mérite de bénéficier de bons descendeurs et de slalomeurs performants cette saison. Chez les femmes, à moins d’une bonne surprise, à l’image de la 2e place inattendue de Romane Miradoli sur le super-G de Saint-Moritz en décembre, ce sera plus compliqué d’y croire.
Face à la redoutable Norvège et en l’absence des fondeurs russes (la délégation russe ne sera composée que de 13 athlètes, qui concourront sous bannière neutre), les Français ont un petit espace dans lequel s’engouffrer pour s’inviter sur un, voire plusieurs podiums. Habitué des médailles de bronze (2014, 2018, 2022), le relais français voudra rééditer l’exploit en 2026, d’autant qu’il n’y aura que dix nations au départ.
Il faudra aussi avoir un œil sur le sprint français, avec deux représentants tricolores qui ont réussi à se glisser sur un podium en Coupe du monde cette saison : Lucas Chanavat, vainqueur à Davos le 13 décembre (en style dit « libre » toutefois, alors que l’épreuve se disputera en style « classique » aux JO) et Jules Chappaz, deuxième à Val di Fiemme le 3 janvier dernier (en style classique). Le duo (pas encore désigné) qui sera aligné en team sprint aura également ses chances pour arracher une médaille derrière les Norvégiens, quasi intouchables.