Le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 29 janvier 2026 à Washington.
Crédit : Samuel Corum / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
AFP
- édité par
Gabriel Joly
La fin du shutdown outre-Atlantique. Le président américain Donald Trump a signé mardi 3 février un texte budgétaire permettant de mettre fin à plus de trois jours de paralysie d'une partie de l'administration fédérale américaine.
Cela représente "une grande victoire pour le peuple américain", s'est félicité le dirigeant des États-Unis, depuis la Maison Blanche, en promulguant ce texte adopté plus tôt par la Chambre des représentants.
Il permet de conclure officiellement ce "shutdown" en vigueur depuis samedi sur fond de dissensions entre républicains et démocrates sur le financement de la police de l'immigration (ICE), après les événements récents de Minneapolis.
"Nous avons réussi à adopter un ensemble de mesures budgétaires responsables qui réduisent les dépenses fédérales inutiles tout en soutenant des programmes essentiels à la sécurité et à la prospérité du peuple américain", a encore commenté Donald Trump dans le Bureau ovale, entouré de responsables de son camp républicain coiffés de casquettes "L'Amérique est de retour".
Le texte a été adopté de justesse malgré le "non" de 21 républicains refusant catégoriquement de renégocier le budget du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépend l'ICE, une exigence des démocrates. Vingt-et-un démocrates ont toutefois voté pour, compensant les voix de ces réfractaires républicains.
Soutenu par Donald Trump, le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, avait passé une bonne partie des deux derniers jours à négocier avec les élus réfractaires de son camp.
Les démocrates s'indignent de la mort fin janvier d'Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans tué par balles par des agents fédéraux en marge de manifestations contre les opérations antimigrants des agents de l'ICE, dans cette métropole du Midwest. Son décès est survenu moins de trois semaines après celui de Renee Good, également tuée par balle par des agents fédéraux à Minneapolis.
Depuis, les démocrates martèlent leur refus de voter tout budget pour le DHS sans importantes réformes de l'ICE. Ils demandent notamment l'emploi systématique de caméras-piétons pour les agents, l'interdiction du port de la cagoule ou encore qu'un mandat judiciaire précède toute arrestation. Le texte adopté mardi approuve cinq volets budgétaires sur six, tandis que la partie concernant le DHS fera l'objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines. "Nous avons deux semaines à présent pour négocier de bonne foi des deux côtés" de l'hémicycle, a déclaré Mike Johnson mardi.
En cas d'échec des négociations, le DHS pourrait se trouver alors seul en situation de paralysie budgétaire. Il disposerait toutefois de plusieurs milliards de dollars de fonds déjà approuvés l'an dernier par le Congrès dans un texte séparé. Entre octobre et novembre dernier, le pays avait connu le plus long "shutdown" de leur histoire (43 jours), lors desquels républicains et démocrates avaient bataillé sur la question de subventions pour l'assurance santé de millions d'Américains.
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Cela représente "une grande victoire pour le peuple américain", s'est félicité le dirigeant des États-Unis, depuis la Maison Blanche, en promulguant ce texte adopté plus tôt par la Chambre des représentants.
Il permet de conclure officiellement ce "shutdown" en vigueur depuis samedi sur fond de dissensions entre républicains et démocrates sur le financement de la police de l'immigration (ICE), après les événements récents de Minneapolis.
"Nous avons réussi à adopter un ensemble de mesures budgétaires responsables qui réduisent les dépenses fédérales inutiles tout en soutenant des programmes essentiels à la sécurité et à la prospérité du peuple américain", a encore commenté Donald Trump dans le Bureau ovale, entouré de responsables de son camp républicain coiffés de casquettes "L'Amérique est de retour".
Le texte a été adopté de justesse malgré le "non" de 21 républicains refusant catégoriquement de renégocier le budget du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépend l'ICE, une exigence des démocrates. Vingt-et-un démocrates ont toutefois voté pour, compensant les voix de ces réfractaires républicains.
Soutenu par Donald Trump, le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, avait passé une bonne partie des deux derniers jours à négocier avec les élus réfractaires de son camp.
Les démocrates s'indignent de la mort fin janvier d'Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans tué par balles par des agents fédéraux en marge de manifestations contre les opérations antimigrants des agents de l'ICE, dans cette métropole du Midwest. Son décès est survenu moins de trois semaines après celui de Renee Good, également tuée par balle par des agents fédéraux à Minneapolis.
Depuis, les démocrates martèlent leur refus de voter tout budget pour le DHS sans importantes réformes de l'ICE. Ils demandent notamment l'emploi systématique de caméras-piétons pour les agents, l'interdiction du port de la cagoule ou encore qu'un mandat judiciaire précède toute arrestation. Le texte adopté mardi approuve cinq volets budgétaires sur six, tandis que la partie concernant le DHS fera l'objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines. "Nous avons deux semaines à présent pour négocier de bonne foi des deux côtés" de l'hémicycle, a déclaré Mike Johnson mardi.
En cas d'échec des négociations, le DHS pourrait se trouver alors seul en situation de paralysie budgétaire. Il disposerait toutefois de plusieurs milliards de dollars de fonds déjà approuvés l'an dernier par le Congrès dans un texte séparé. Entre octobre et novembre dernier, le pays avait connu le plus long "shutdown" de leur histoire (43 jours), lors desquels républicains et démocrates avaient bataillé sur la question de subventions pour l'assurance santé de millions d'Américains.
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